A MEDITER

Publié le

LES DIFFÉRENCES

Avez-vous remarqué que ce qui nous est étranger est, pour beaucoup, « bizarre », parce qu’inconnu ? Ca dérange.

Or ce qui est « rangé », l’a été par notre éducation, nos habitudes, depuis l’enfance.

Les différences posent problème parce que nos systèmes de représentations ont été élaborés au gré des circonstances pour nous protéger de nos peurs et donner des repères.

Le milieu dans lequel nous sommes né(e) nous a fourni des repères pour nous donner de la sécurité. C’est précisément cette organisation de notre sécurité psychologique qui est surprise par la rencontre avec « le bizarre », l’étranger. Et c’est cette insécurité qui nous fait réagir avec des jugements de valeurs (c’est bien/c’est mal, c’est juste/c’est faux, c’est sécure/c’est dangereux…), des préjugés (tous les …, sont …).

Fondamentalement, il n’y a pas de grandes différences entre ces étrangers et des personnes de notre entourage proche, avec qui nous pouvons avoir aussi des difficultés relationnelles.

Chaque fois que nous sommes déstabilisé(e) ou émotionnellement bousculé(e), nous avons tendance à juger ces différences comme irréductibles. Par contre, si nous avons l’occasion d’y être confronté(e) dans des circonstances plus favorables, nous découvrons alors une personne aussi riche et cohérente que nous dans notre système de représentation, une personne qui peut souffrir et rire, comme nous-même. Une fois apaisé(e) nous pourrions tirer profit des représentations de l’autre, car si nous avons peur des siennes, c’est que les nôtres sont instables parce qu’incomplètes.

Effectivement nos peurs nous coupent de nos ressources de perception : nous voyons une seule face des choses que nous rencontrons et jugeons que c’est la seule réalité acceptable, vraie, alors que nous avons besoin d’apprendre à découvrir la face cachée.

Toutes les cultures, tous les systèmes de valeurs, répondent à des besoins fondamentaux des humains.

Les différences sont des représentations partielles de la réalité, des constructions mentales, toujours en évolution.

Alors qu’au fond de chaque être humain, il y a les mêmes besoins, les mêmes émotions, les mêmes désirs.

A MEDITER

Commenter cet article