LES BONNES NOUVELLES

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COMMENT SERAIT NOTRE VIE SI...

Notre estime de soi n’est pas liée à l’approbation de ceux qui nous entourent.

Imaginons-nous assis autour d’une table avec 10 personnes et dans toutes les conversations que nous engagerions, nous nous plierions aux goûts et aux besoins de chaque individu afin d’être accepté et aimé par tout le monde. Qui serions-nous vraiment ? Où serait notre véritable identité ?

Nous ne serions plus authentique, nous serions un reflet, une ombre de tout le monde.

Lorsque nous acceptons qui nous sommes, il nous suffit simplement d’être nous-même tout le temps… sans pour autant devenir un être asocial ni porter préjudice à autrui. Alors, les autres nous accepteront et nous n’aurons pas besoin d’être comme « tout le monde » pour être aimé…

Il est également normal qu’il y ait des gens qui n’acceptent pas qui nous sommes. Pensons par exemple à Jésus, Gandhi, Martin Luther King, et John F Kennedy. Malgré la popularité qu’ils avaient et leurs plus nobles efforts, même eux ont été rejetés par beaucoup.

De plus, la conviction que nous devons d’abord améliorer qui nous sommes pour être dignes de l’acceptation d’autrui et pour mériter ce que nous recherchons est erronée.

A tout moment de notre vie, nous sommes à la bonne position pour être acceptés pour ce que nous sommes, pour ce que nous avons, ce que nous faisons ou ce que nous voulons.

Un diamant brut est toujours un diamant, même dans sa forme non polie.

Je vous propose de lire un conte persan qui montre pourquoi il est important d’être émotionnellement libre de l’opinion des autres.

L’éducation d’un sage

Un vieux sage avait un fils qui ne voulait pas sortir de sa maison, car il était complexé par son physique. Il craignait que l’on se moque de lui. Son père lui expliqua alors qu’il ne fallait jamais écouter les gens et qu’il allait lui en donner la preuve.

- Demain, lui dit-il, tu viendras avec moi au marché !

Tôt de bon matin, ils quittèrent la maison, le vieux sage sur le dos de l’âne et son fils marchant à ses côtés.

Quand ils arrivèrent sur la place, des marchands ne purent s’empêcher de murmurer :

- Regardez cet homme. Il n’a aucune pitié ! Il se repose sur le dos de l’âne et laisse son pauvre fils à pied.

Le sage dit à son fils :

- Tu as bien entendu ? Demain, tu viendras avec moi au marché !

Le deuxième jour, le sage et son fils firent le contraire : le garçon monta sur le dos de l’âne et le vieil homme marcha à ses côtés. À l’entrée de la place, les mêmes marchands étaient là :

- Regardez cet enfant qui n’a aucune éducation, dirent-ils. Il est tranquille sur le dos de l’âne, alors que son pauvre père doit se traîner dans la poussière. Si ce n’est pas malheureux de voir pareil spectacle !

- Tu as bien entendu ? dit le père à son fils. Demain, tu viendras avec moi au marché !

Le troisième jour, ils partirent à pied en tirant l’âne derrière eux au bout d’une corde.

- Regardez ces deux imbéciles, se moquèrent les marchands. Ils marchent à pied comme s’ils ne savaient pas que les ânes sont faits pour être montés.

- Tu as bien entendu ? dit le sage. Demain, tu viendras avec moi au marché !

Le quatrième jour, lorsqu’ils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. À l’entrée de la place, les marchands laissèrent éclater leur indignation :

- Quelle honte ! Regardez ces deux-là ! Ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête.

Le cinquième jour, ils arrivèrent au marché en portant l’âne sur leurs épaules.

Mais les marchands éclatèrent de rire :

- Regardez ces deux fous qui portent leur âne au lieu de le monter !

Aussi le sage conclut-il :

- Mon fils, tu as bien entendu, quoi que tu fasses dans la vie, les gens trouvent toujours à critiquer. C’est pourquoi tu ne dois pas te soucier de leur opinion : fais ce que bon te semble et passe ton chemin.

Nous sommes trop souvent prisonniers de l’opinion des autres. Exister, c’est trouver son propre chemin. Si nous ne sommes pas nous-même, qui le sera à notre place ?

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