SECRETS DE MIEUX ETRE

Publié le

SAVOIR PARDONNER

Personne n’est à l’abri de frustrations, de chagrins, de déceptions, dans les couples, en famille, entre personnes séparées, entre voisins, entre pays, etc… Tous ont besoin de pardonner à un moment afin de rétablir la paix.

Le pardon recèle la promesse de paix et de libération du carcan dans lequel les attitudes et actes d’autrui nous ont emprisonnés. Il nous réveille à la vérité de notre bonté et nous rappelle que nous sommes dignes d’amour. Le pardon recèle aussi la promesse que nous serons peu à peu capable de nous décharger des tourments émotifs pour nous sentir de mieux en mieux et profiter de notre vie. Il sert à faire cesser l’envie de vengeance et arrêter tous les effets dévastateurs parce que de telles prédispositions à l’hostilité et à la domination des autres se propagent de génération en génération, à la fois dans les familles mais aussi dans les cultures.

Le pardon répare nos cœurs fracassés. C’est un nouveau départ pour nous et pour le reste du monde.

Vivre fâché (même inconsciemment) entretient un stress permanent et cela peut durer des années. Le stress dont l’origine est le ressentiment, affaibli le système immunitaire.

Le ressentiment (colère déguisée qui est à l’origine de plusieurs maladies psychosomatiques) et l’hostilité sont des attitudes de défense toujours en éveil contre toute attaque réelle ou imaginaire. Le pardon est LE remède qui surmonte les effets dévastateurs du ressentiment.

Pardonner ne signifie pas prétendre que tout va pour le mieux.

La personne qui ne veut pas ou ne peut pas pardonner vit difficilement le moment présent et donc s’accroche au passé en ressassant des situations, par exemple, ce qui la condamne à rater son présent, en plus de bloquer son avenir. Devant le refus ou l’impuissance à pardonner, la vie reste figée. Le moment présent s’égrène en rancoeurs inutiles et le temps passe sans bonheur.

Pardonner à quelqu’un parce que nous avons pitié de lui ou parce que nous le considérons stupide, niais, c’est confondre le pardon avec l’arrogance et c’est porter un jugement négatif sur l’autre.

Parfois la personne qui se sent blessée cherche à compenser sa propre souffrance en infligeant une souffrance à celui ou celle qui, selon elle, est l’offenseur. Cela lui procure une sorte de jouissance intérieure. Ce n’est rien de plus qu’une courte satisfaction sans épanouissement véritable et sans créativité relationnelle. Chercher à rendre la pareille à l’autre fait entrer l’un et l’autre dans un schéma de « victime et bourreau » dans un processus répétitif. Il n’y a que le pardon qui puisse briser le cercle infernal de la vengeance et créer de nouveaux modes de relations humaines.

Bien que chacun puisse changer son comportement, le pardon n’exige qu’un changement de perception, un autre regard vers les gens et les circonstances qui nous ont blessés ou peinés.

Qui peut nous blesser plus profondément que les personnes aimées ? Avec elles, nous avons tissé des liens d’affection. Nous les avons enveloppées d’un halo idéalisant et, par la suite, nous pensions pouvoir beaucoup attendre d’elles. C’est pourquoi la gravité de la blessure se mesure moins à la gravité objective de l’offense qu’à la grandeur des attentes, que celles-ci soient réalistes ou non. Les cas d’attentes démesurées sont nombreux. Ainsi les enfants idéalisent leurs parents et exigent d’eux une tolérance et un amour inconditionnels. De même, l’amour passionnel est fécond en rêves irréalistes. Les amoureux espèrent pouvoir toujours être devinés dans leurs désirs sans avoir à les exprimer…

Nous n’avons aucun droit d’employer la puissance de la volonté sur une autre personne, même pour son propre bien. Ce n’est pas correcte d’imposer à d’autres sa volonté en obligeant à faire ce que l’on attend.

Cela s’apparente à un viol que de contraindre des personnes, mentalement ou physiquement. Cela les réduit à une forme d’esclavage. Les contraindre par des moyens intellectuels est identique. La seule différence est la méthode.

Le vrai pardon du cœur se fait dans l’humilité et ouvre la voie à une réconciliation véritable, alors que le faux pardon ne fait que maintenir une relation dominant-dominé. Lorsque l’on a vraiment pardonné avec le cœur, nous sommes capable de prendre l’autre dans ses bras, sans aucune retenue.

Le vrai pardon est un signe de force intérieure parce que, pour reconnaître et accepter sa propre vulnérabilité sans la camoufler sous des allures de fausse magnanimité, il faut une sacrée force intérieure.

Si nous essayons de pardonner tout en réprimant nos craintes, notre sentiment de culpabilité et notre colère, nous perpétuons tout simplement une attitude qui aboutit au déni de nos sentiments.

Le déni consiste à refuser d’accepter ce qui existe. Par exemple, au lieu d’admettre que nous sommes en colère, nous affirmons avec insistance que nous ne le sommes pas. Nous dénions alors ce qui est vrai.

Pour faire le pardon véritable, nous devons avant tout reconnaître la douleur, l’identifier. Comment est-ce que je me sens dans cette situation ? En colère ? Insécurisé(e) ? Piégé(e) ? Confus(e) ? Impuissant(e) ? Etc…

Pour faire un pardon véritable, il est nécessaire de s’engager à ne pas se venger. C’est l’étape suivante.

Revenir constamment sur tous les évènements et déboires entretient l’obsession de la revanche, rend la personne prisonnière d’une spirale de la violence et cela engendre un impact destructeur.

Alors que nous observons ce que cela fait vivre, ce qui est ressenti, demandons d’être aidé(e) pour délaisser cette colère, cette amertume.

Pour faire un pardon véritable, cela demande de faire un retour sur soi.

Lorsque nous nous sentons offensé(e) tout en nous est bouleversé. Les déficiences personnelles, jusque là camouflées refont surface. Les illusions de tolérance et de générosité sont mises à l’épreuve. La tentation est grande de se refuser à prendre conscience de notre fragilité intérieure et à l’accepter. C’est à ce moment là que nous tentons de faire diversion en niant, en jouant à la pauvre victime, en cherchant un coupable à l’extérieur, en cherchant une punition à la hauteur de l’affront, etc…

Ce que nous reprochons à l’autre nous donne des informations sur nous-même. Nous voyons l’autre comme nous nous voyons nous-même, ce que nous pensons de l’autre c’est ce que l’on pense de nous-même… L’égo est un grand détecteur de fautes. Il présente les arguments les plus subtils et les plus insidieux pour chasser les autres de notre cœur. L’amour déçu pardonne, l’orgueil humilié ne pardonne pas…. Nous avons toujours tort de juger quelqu’un, ce n’est pas à nous de jouer à la police de l’Univers. A chaque fois que nous nous permettons d’occulter la perfection de l’autre, nous occultons notre propre perfection. Condamner les autres, c’est se condamner soi-même. Se rappeler que nous avons toujours une responsabilité dans ce que nous vivons et que sommes capables de faire face à tout ce qui nous arrive.

Aussi, l’étape suivante consiste à aller voir en soi et SE PARDONNER d’avoir gardé cela si longtemps en nous, d’en avoir voulu à l’autre, de l’avoir critiqué... A cette étape il nous est demandé de lâcher-prise, d’accepter qu’il en soit ainsi. On entrevoit alors des améliorations, on se ré-énergise, une nouvelle orientation apparaît.

Ensuite pour faire un pardon véritable, nous devons désirer la réconciliation puis inviter l’autre personne à rétablir la relation.

Jésus a demandé à son père de pardonner à ses bourreaux.

Le pardon est un cadeau que l’on se fait à soi-même. Pardonner c’est retrouver une plus grande paix intérieure. C’est cesser de haïr. C’est une libération de sa propre haine. La haine obture toute ouverture vers la vie, elle empêche de sortir du cycle infernal de l’inoubliable. Dire que le mal est impardonnable, c’est laisser le doigt sur la plaie. Le pardon déverrouille la mémoire blessée.

Cela fait partie de notre plan de vie de mettre en place les expériences douloureuses ou heureuses pour évoluer. Nous nous programmons pour évoluer et dépasser les événements.

En laissant aller le passé, nous faisons de la place pour les miracles.

Lorsque nous sommes en lutte face à quelque chose, nous l’énergisons, nous lui donnons de la force. Actuellement nous luttons contre beaucoup de choses (les OGM, la guerre, le cancer, etc…) plutôt que d’être POUR la nature saine, la paix, la santé. En luttant nous alimentons ce que nous ne voulons pas. Une génération en colère est incapable d’instaurer la paix. Les premiers fusils dont nous devons nous débarrasser, ce sont ceux que nous avons dans la tête.

Préférons-nous avoir raison ou être heureux ?

Y a t-il un processus de pardon que vous auriez à faire ? Et si vous vous y mettiez cette semaine ?

Je vous souhaite le meilleur.

SECRETS DE MIEUX ETRE

Commenter cet article