RECIT DE VOYAGE

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LE BRÉSIL 2009 (suite 3)

Mon ordinateur ne veut vraiment rien savoir. Pour communiquer avec famille et amis restés au pays, nous devons aller au cyber : 45 mn pour envoyer 3 mails et remonter tout « le frontal » à pieds. C’est décourageant, surtout par grand soleil.

20 mai : la plus grande partie du groupe va à la cachoeira (cascade sacrée) et se réjouit de l’expérience. Dans la soirée, plusieurs d’entre nous se rendent au Fruti’s. Nous adorons les jus de fruits pressés servis dans un patio au décor exotique.

L’ambiance du groupe est excellente. Nous ne ratons aucune occasion de prendre quelques fous rires.

22 mai : c’est la Sainte Rita. Ce matin la Casa est fleurie en son honneur.

C’est aussi l’anniversaire de Mariage de Dominique et Claude. Nous avons commandé un gâteau, acheté un cadeau pour la circonstance et fait une petite fête. Commander un gâteau sans parler le portugais est une expérience délicate. Elle fera partie des situations hilarantes qui resteront gravées dans ma mémoire. Le gâteau ne ressemblait absolument pas à l’idée que je m’en faisais…

25 mai : Nous partons tous en (maxi) taxi vers les cascades de Corumba, site aux attraits naturels. L’endroit est très convoité pour sa beauté. Arrivés sur les lieux, nous commençons une marche qui mènent à la montagnette couverte de végétation et qui exhibe plusieurs cascades dans ce lieu enchanteur. C’est un endroit magique où nous sommes en contact avec la nature. Certain(e)s ont eu le courage de grimper tout en haut des cascades. Les moins courageux se sont contentés de se baigner au pied des chutes. D’autres ont goûté aux deux.

En fin d’après-midi nous nous dirigeons vers Pirénopolis, ville coloniale avec ses petites maisons colorées. J’ai adoré.

Les rues étaient décorées de têtes de bœuf pour célébrer la « bumba - meu - boi ». Son origine remonte au XVIIIe siècle et résulte de la relation inégale entre esclaves et seigneurs. Il reflète les conditions sociales vécues par les noirs et les indiens, mêlant influences africaines, indiennes et portugaises.


Cette tradition folklorique repose sur une histoire qui a plusieurs variantes : Catrina, la femme d'un esclave alors enceinte, demande à son mari, Chico, de lui apporter une langue de bœuf pour satisfaire son envie. Chico vole alors le plus gros bœuf de son maître, seigneur de la ferme, et le tue pour lui prendre la langue et la donner à sa femme.

Le bœuf mort est rapidement retrouvé et, suite à une enquête menée par divers personnages (caricatures issues de toutes les classes sociales), Chico est traîné devant la justice, où il avoue sa faute. Toute la ferme se mobilise pour ressusciter l'animal, Chico demande alors pardon d'avoir tué le bœuf juste pour en prendre la langue et le bœuf ressuscite grâce à des incantations magiques. L’histoire s’achève sur les joyeuses retrouvailles de Chico et Catrina.

Lors des cortèges de bumba – meu – boi, un bœuf, composé de matériaux hétéroclites, sous laquelle se cachent une ou plusieurs personnes, précède le groupe de musique. Il danse, accompagné de plusieurs personnages. Le groupe parcourt les rues en chantant et en dansant. Le public réagit en chantant, en huant, en pleurant la mort du bœuf et en applaudissant quand il ressuscite.

Nous avons assisté au défilé des cavaliers qui se préparaient et traversaient la ville pour la répétition. C’est à ce moment-là que nous avons perdu Annick. L’heure du rendez-vous étant dépassé, nous sommes partis avec le taxi à sa recherche. La nuit, qui arrive tôt au Brésil ne facilitait pas la tâche. Fort heureusement, notre chauffeur au regard scrutateur l’a retrouvée dans la foule. Nous avons repris la route et sommes arrivés tardivement à la poussada, pour le repas…

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