RECIT DE VOYAGE

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LA SYRIE MARS/AVRIL 2011 (suite 1)

Le départ matinal de Palmyre vers Homs fait parti de mes coups de cœur du parcours.

Nous entamons la traversée du désert de Homs. La nature est saisissante de beauté. En vivant cette aventure, je me sens un peu nomade.

Lorsque l’on part, on croit que l’on va faire un voyage… mais c’est le voyage qui nous fait.

En voyageant nous rencontrons l’essentiel.

Face à la maison de Marie, simple et modeste, nous sommes émus. Un peu plus loin, l’église de « la ceinture » garde une relique : un petit morceau de la ceinture de Marie.

Nous déjeunons au couvent St-Serge et ce jour-là, l’évêque de Damas est dans les lieux.

Pendant qu’Alain grimpe sur la montagne de la croix, j’observe le paysage d’une terrasse.

Une femme voilée s’approche de moi et me fait comprendre qu’elle voudrait que nous soyons photographiées ensemble. Un échange commence… Un peu plus loin, une petite fille et sa mère m’offrent des friandises.

Nous avons visité le monastère de St-Serge, un des plus anciens du monde.

Ce jour-là nous avons assisté au baptême d’un garçonnet de six/sept ans. Nous avons fait, par notre présence, le bonheur de cette famille. En circulant dans ce pays, je m’aperçois que la compassion et l’ouverture du cœur sont les caractéristiques de ses habitants.

A Seydnaya, nous visitons la 1ère église troglodyte. En poursuivant notre chemin nous sommes attirés par une grande bâtisse luxueuse, rénovée récemment. Elle abritait jusqu’à l’an passé 80 orphelins. Les autorités religieuses ont demandé l’évacuation de ces enfants pour mettre l’endroit à disposition de quelques hauts dignitaires religieux de Damas. Ceux-ci occupent les lieux quelques jours par an. Certains enfants ont trouvé refuge dans des familles qui ont accepté de les recevoir et 15 sont restés sans solution. La mère supérieure de l’orphelinat a demandé l’attribution d’un logement pour garder cette quinzaine d’enfants. Nous sommes allés les voir. Ils vivent à 16 dans 2 pièces sans fenêtres. Peu de temps avant que nous arrivions, les enfants étaient restés sans nourriture pendant 48 heures, jusqu’à ce que des voisins leur apportent un ravitaillement.

A notre arrivée, les enfants ont chanté et dansé pour nous. L’un d’entre eux, un garçon d’une douzaine d’années chantait d’une voie mélodieuse et exceptionnelle. A l’entendre, des frissons nous parcouraient le dos.

Nous prenons la route qui nous conduit à Damas. Le musée national est précédé d’un agréable jardin planté de grands eucalyptus.

Le décor de sa façade mêle les inspirations hellénistique, romaine et sassanide.

Nous sommes fascinés par tous ces objets chargés de mystère.

Après une visite à l’église St-Paul, au belvédère du mont Kassioun, nous avons marché dans la vieille ville en traversant les souks. Nous sommes passés devant la demeure de Lamartine et avons continué jusqu’à la porte de l’Est. Lamartine disait de Damas qu’elle était une de ces villes écrite par le doigt de Dieu sur la terre. C’est un lieu qui fait penser à l’Eden. Ici, tous les sens sont en éveil, entre les parfums des épices, les couleurs des étoffes, les appels à la prière…. La promenade dans la vieille ville initie aux charmes du vieux Damas. Chaque personne rencontrée nous adresse un sourire, nous fait un petit signe.

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