PERDRE CE QUI EST IMPORTANT POUR NOUS

Publié le par Josie

Un couple d’amis de Vendée a perdu sa maison dans le raz de marée.

Ma cousine a vu partir son mari qui a demandé le divorce.

L’une de mes clientes a été bouleversée lorsque son petit fils a cassé son vase, un Lalique, en jouant au ballon dans le salon.

Un ami d’Alain s’est retrouvé sans travail à 58 ans, à la suite d’un licenciement.

L’une de mes connaissances a perdu son fils dans un accident de voiture.

La liste des événements pourrait être allongée, les exemples ne manquent pas.

 

Toutes ces personnes ont dit qu’elles n’auraient pas la force d’y faire face, quelle que soit l’importance de ce qui s’est passé. Elles ont été en état de choc.

 

L’une des choses qui est difficile à faire mais qui est nécessaire, c’est de lâcher prise de ce qui était. Ca ne pourra plus jamais être pareil.

 

A la suite d’une situation perturbatrice, nous pouvons :

- soit  accepter

- soit entrer dans une dépression à la suite du refus de ce qui vient de se passer

- soit entrer dans la révolte en blâmant la vie… parce qu’il faut un coupable.

 

Pour arriver à l’acceptation, il est vraiment nécessaire d’accepter de vivre la peine qui se présente, sans s’y noyer, sinon le risque est grand de devenir une victime … pour attirer l’attention. Une victime se désengage de la vie.

 

L’émotion de la perte, c’est la peine. Il est nécessaire de se donner du  temps pour la vivre.

C’est quand on lâche prise que l’on arrive à saisir le sens, l’utilité de l’événement. Ca nous amène à faire le point, dans le but de s’ouvrir au nouveau. On fait le ménage intérieur.

Les personnes qui entrent dans la dépression ne peuvent pas accéder à ce ménage intérieur.

 

Comment identifier le sens de l’événement ?

Il est fonction de notre réaction et indique la voie que l’on a à prendre.

Par exemple, dans le cas d’un licenciement, si l’expérience est difficile, il est bon de se demander « quels sont les ingrédients auxquels on est resté attaché ? ».

La vie nous conseille de vivre autre chose, donc saisir l’utilité de l’expérience plutôt que d’entrer dans le refus.

 

Tout ce qui entre dans notre vie en sortira un jour. Il est inutile de chercher à contrôler cela. Lorsque la vie nous demande de lâcher…. Lâchons !

 

Toute possession est temporaire. Les biens ne sont pas des sécurités. Mettre de la sécurité émotionnelle dans la présence de quelqu’un ou dans des objets est souffrant, à terme.

 

Lorsque l’on vit une perte, souvent nous voulons chercher à comprendre plutôt que d’accepter même si nous ne sommes pas d’accord.

 

Dans un événement-choc il arrive un moment où des changements sont à effectuer. Nous devons accepter ce qui se passe, avec tendresse et douceur envers soi. Accepter facilite la vie et nous invite à grandir dans cet événement. Il est nécessaire d’accepter de passer à autre chose. Se dire « c’est peut-être difficile mais je choisis d’accepter ». L’acceptation et le lâcher-prise  nous permettent de passer de la souffrance à la sérénité.

 

Nous avons le choix de la réaction (comme en toutes circonstances) :

-          soit passer par l’acceptation

-          soit entrer dans la rébellion.

 

Nous colorons émotivement chaque émotion.

Qu’avons-nous à gagner en continuant à vivre dans la souffrance ?

Qu’est-ce qui nous nourri à être dans le chagrin ?

On ne sort pas d’un chagrin si l’on croît que c’est injuste.

Nous avons toujours le choix de continuer à vivre dans le chagrin ou à voir les choses autrement. Lorsque nous nous disons « je choisis d’accepter » ça ouvre pour être dans un sentiment de paix. Nous sommes tous responsables de la façon dont on réagit.

Par exemple, lors d’une séparation, il est suggéré de ne pas rester accroché à la raison mais se repositionner dans la vie en lâchant ce qui a motivé l’autre à partir et regarder ce que la vie offre. Ainsi nous ne nourrissons plus la peine.

 

Ce qui est appris dans l’acceptation et l’amour nous suit, demeure.

Les problèmes humains nous paraissent compliqués mais la solution spirituelle est toujours simple.

 

Toute émotion, qu’elle soit agréable ou désagréable, est un message pour soi.

 

Lorsqu’un événement est vécu comme un choc, c’est la signification que quelque chose ne va pas. Cela nous invite au changement. S’il n’y avait rien à transformer en nous, ce ne serait pas vécu comme un choc.

 

 

 

 

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