LE TEMPS

Publié le par Josie

 

LE TEMPS

 

Il fut un temps, pas si lointain où j’ai eu  trop peu de temps pour faire face à ce que j’avais envisagé. J’avais l’impression de courir dans le peloton de tête…  Je me couchais parfois, épuisée… Tout devenait une montagne : sortir, faire le ravitaillement, aller voir des amis, téléphoner, faire le ménage, préparer les repas… Mes plombs n’ont pas sauté, heureusement, mais ma vie avait le charme d’un camp de travaux forcés en Sibérie. Puis j’ai  négocié… avec moi-même. Comme je suis la seule personne à pouvoir m’aider parce que je suis la seule personne apte à faire les changements qui s’imposent : faire une halte, ralentir le pas, savoir dire « non », j’ai décidé de prendre les résolutions nécessaires et de m’y tenir.

 

Je sais que je ne suis pas la seule à avoir fait des expériences  de temps « plein ». On dirait que le thème de la course contre le temps, du sentiment d’urgence qui nous projette perpétuellement vers un futur dont on ne jouit jamais, est d’actualité pour un grand nombre.

 

Ecrasé par le devoir de jouir de tous les plaisirs qu’offre la société de consommation, mais également par celui d’être toujours plus performant, l’individu contemporain doit « consommer sans attendre, voyager, se divertir, ne renoncer à rien ». Les emplois du temps surchargés font du temps une denrée rare. Certains téléphonent alors qu’ils sont aux toilettes ou qu’ils conduisent, ils comblent tous les interstices temporels par un texto, un mail depuis leur ordinateur de poche… (n’est-ce pas, S… ?).

 

La chasse aux temps morts est en passe d’être remportée grâce aux nouvelles technologies. Connaissez-vous la dernière invention dans cette course à l’efficacité temporelle ? Le direct différé…

 

Que l’on soit débordé par ces temps soumis à l’impératif de rentabilité ou très bien organisé pour caler toutes les tâches grâce aux nouveaux artifices, le sentiment de frénésie et d’épuisement est le même. Nous avons non seulement besoin de vacances, mais surtout de prendre notre temps pour comprendre ce qu’est le temps. Afin de ne plus subir mais pour parvenir à l’accepter, voire à le vivre de manière satisfaisante, le temps de vacance est un moment privilégié ; il permet de redéfinir et de mieux saisir le temps que nous partageons avec les autres.

 

LE TEMPS
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